Compte-Rendu

Ce jour du 14 juillet, nous aurions pu rester dans notre lit douillet car la météo était très peu engageante.

Une fine pluie n'est arrivée que vers 11h quand nous avons "enfin" atteint l'abri repéré par Nicole dans la forêt samedi dernier.

Ensuite la pluie n'a fait que venir et repartir et ne nous a pas empêchés de cheminer dans ce petit joyau.

Ce minuscule ENS est une relique de forêt humide de moyenne altitude. L’association IRI (Initiative pour la Restauration écologique en milieu Insulaire) en a la charge depuis 2022. Leur premier objectif (et toujours d'actualité) de restauration concerne la lutte contre les espèces invasives. Et en effet on peut se promener (voir se perdre...) dans le sous-bois, le regard est attiré par les innombrables bâtons blancs qui signalent les espèces replantées et étiquetées. Le jeu d'hier a été d'identifier avant de vérifier !

C'est ainsi que nous avons été très surpris après avoir reconnu un Bois de Poupart (Poupartia borbonica, Bois Blanc-rouge, Zevi marron) de lire "Polaem", ie Polyscias aemiliguinae ou en plus clair "Bois de papaye" (méconnaissable) très, très rare !

 

 

Certains ont même pu mettre en doute les identifications du CBM ! Et c'est seulement après avoir découvert le semencier, arbre majestueux haut de... plus de 10 mètres et quelques uns de ces petits au pied que nous avons pu apprécier la chance que nous avions d'être en présence d'une espèce en état critique d'extinction dans un espace naturel et qui se régénère plutôt bien.

Le Bois de fer fait partie aussi des actions de sauvetage ; les semenciers sont sur place, fructifient et de nombreux rejetons grandissent. Mais pour celui-là : pas besoin de lire l'étiquette, on l'avait reconnu !

C'est donc pas très loin de l'entrée de la forêt, sous un abri forestier que nous avons pique-niqué. Les paris étaient ouverts concernant le nombre de mètres parcourus, 200, 250 ??? tellement le milieu est riche... Il nous reste une très grande partie à explorer lors d'une prochaine visite.

Merci à cette association, aux nombreux bénévoles qui participent aux différents chantiers de restauration de cette forêt (lutte contre les invasives et plantation d'espèces endémiques ou indigènes). La lecture de l'avis du Conseil National de la Protection de la Nature (ci-joint) sollicité par l'IRI pour son projet de restauration souligne en conclusion qu'il est indispensable au vu des espèces dont la croissance est particulièrement lente (par exemple le bois noir des hauts, le bois de fer) de pérenniser les actions de suivi au moins sur 20 à 30 ans (le siècle est même suggéré...), en particulier la lutte contre les espèces invasives.

https://www.jeveuxaider.gouv.fr/organisations/26286-iri

 

https://www.dailymotion.com/video/x91kxae

 

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